- APOLOGIZE -
- Euh ... oui, oui ...
Je l'avais désarçonné et je ne pus m'empêcher de penser aux magazines idiots -où l'on ne manquait pas ne nous comparer à des bêtes en mettant en gros titre «Mon ado se rebelle , que faire ?» - et que Charlie ne manquerait pas de consulter dès mon départ à la rubrique « Sautes d'humeur ».
Je le laissais donc planté là, et courais dans la voiture. J'inspirai profondément avant de me regarder dans le rétroviseur mais je fermai aussitôt les yeux. Ma propre tête m'effrayais : j'avais les cheveux en pagaille, le teint froissé -au sens propre du terme puisque mon visage avait conservé les marques de mon oreiller- et mes yeux étaient rouges et globuleux, à cause du torrent de larmes que j'avais versé quelques minutes auparavant. Vous l'aurez compris, j'avais connu des jours meilleurs, et je doutais vraiment de la réaction d'Edward. Il ne m'avait pas vu depuis presque une semaine (comment avais-je pu tenir ? ) et je le voyais parfaitement me fixer avec des yeux ronds comme des soucoupes en se demandant comment avait-il bien pu tomber amoureux d'une telle monstruosité. Cependant, rien ne valait un tête-à-tête pour mettre les choses au clair, et j'avais vraiment besoin de faire le point. Je tournai le contact.
Le trajet me paru très long, et je mis ma volonté à rude épreuve, mon pied n'ayant qu'une envie : s'écraser sur la pédale d'accélération. Le bruit des graviers sous mes roues fit se serrer mon coeur et je sautai hors de la voiture comme si le temps m'était compté.
Rarement un bouton de sonnette n'aura autant souffert, et ce ne fut que le visage de Rosalie dans l'encadrure de la porte qui mit fin à son supplice. Je pris le temps de détailler sa tenue -escarpins chocolat, jupe vert anis et tee-shirt à motifs psychédéliques- et fut une fois de plus envieuse de sa plastique. Rosalie était vraiment la femme la plus belle du monde ... Mais la revoir me fit un choc et je me révélais tout d'un coup incapable de parler. Mon mutisme lui fit hausser les sourcils (parfaitement épilés) et elle se décida à ouvrir la bouche.
- Bella, que me vaut le plaisir de ta visite ? sourit-elle.
- Euh ... Edward ...
Ma gorge était soudain nouée et ce fut le seul mot qui parvint à s'en échapper. Heureusement, je n'avais pas affaire à une idiote, et le sourire de Rosalie s'effaça soudainement tandis qu'elle m'indiquait les escaliers.
- Ahhh ... il s'est enfin décidé à parler, murmura t-elle à voix basse. Il est dans sa chambre, reprit-elle à mon intention.
Je lui sourit brièvement et montai les escaliers, sans toutefois pouvoir m'empêcher de me retourner pour épier son air affligé.
- Entre Bella ... me parvint la voix d'Edward à travers la porte.
J'allais toquer, mais il avait du m'entendre, je m'interrompit dans mon geste, gênée. Ne voyant rien d'autre à faire qu'obéir -sans compter que j'en mourais d'envie- je rentrai dans la chambre. Elle était baignée dans la pénombre, les rayons du soleil ne traversaient qu'à grand peine les rideaux tirés de la chambre d'Edward. Comme dans mon souvenir, elle était parfaitement rangée et propre, mais quelque chose qui n'avait rien à voir avec la propreté m'intriguait, et je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus. Quant à Edward -que j'avais évité de regarder pendant un premier temps- il était allongé sur son canapé, accoudé sur un bras. Il portait un jean brut et une chemise noire négligemment ouverte sur son torse neige. Ses cheveux cuivrés, laissés volontairement libres, faisaient danser des reflets sur les murs de la chambre, et ses yeux ... Ahh ses yeux. C'était à se demander si un rayon X n'y avait pas été intégré tant son regard pouvait être intense. Ses iris dorés -même s'ils avaient un éclat terne- me transperçaient, mon dieu, c'était le genre de regard qui vous tordait le ventre. Je me sentis fondre.
Quelque chose clochait cependant. Edward était allongé sur le canapé, et aux premiers abords, il respirait la décontraction. Mais à mieux y regarder, tout dans sa posture trahissait sa raideur, et un sentiment de ... tension. Oui c'était ça. Ses doigts crispés, ses mâchoires contractées, son regard chaud mais dur, et plus que tout l'atmosphère de la chambre traduisaient son malaise.
Je n'avais cessé de le dévisager mais il avait bien entendu fait de même. Nous nous dévorions mutuellement des yeux. N'y tenant plus, je me jetais sur lui pour l'embrasser passionnément. Contre toute attente, ses lèvres se firent douces mais pas avides comme je l'avais escompté. Ce fut lui qui mit fin à notre étreinte, qui n'avait pas duré plus de trois secondes. Il se rassit et d'un geste m'indiqua de l'imiter. Nous n'avions toujours pas prononcé un mot.
- Alors ... Je suppose que ça n'est pas la peine de te demander comment ça va ? souffla-t-il dans un petit rire sombre.
- Non, en effet ...
Je ne parvenais toujours pas à saisir son regard, il me regardait mais pas dans les yeux, comme s'il avait quelque chose à cacher.
- Pourquoi n'as tu pas répondu à mes appels ? demanda t-il sur un ton involontairement accusateur.
- Hum ... disons que ... je n'étais pas en état de parler, marmonnai-je, embarrassée.
- Bella, sais-tu quel jour nous sommes ? Vendredi, répondit-il à ma négation muette.
Je ne pu m'empêcher d'ouvrir de grands yeux.
- Tu es restée deux jours sans donner aucune nouvelle. Je ne savais pas ce qui se passait, Charlie me disait que tu n'étais pas disponible. Il m'était impossible d'en savoir plus. Crois-moi, je serais venu si je n'avais pas du garder Jasper.
Son ton réprobateur au début se chargea de regrets quand il s'excusa de ne pas être venu. Je souriais, Edward serait toujours Edward ...
- Je venais d'apprendre la mort d'Angela ... et je n'avais pas assez de forces pour sortir de ma chambre. Je suis désolée, je n'avais pas pensé que tu t'inquiéterais ... Je croyais que tu ne voulais plus me parler ...
Son éclat de rire me fit peur tant il était chargé de dureté et d'amertume.
- Bella ... Le jour où je ne voudrais plus te parler n'est pas près d'arriver. Je m'inquiètes plus du contraire ...
- Ce jour n'est pas près d'arriver non plus, pas d'inquiétudes, plaisantai-je pour tenter de détendre l'atmosphère.
Il me sourit avec affection -comme on sourit à une gamine un peu trop naïve- mais ne dit rien. Je le regardais toujours avec attention, lui semblait songeur, il avait pris ma main et suivait les contours de ma paume avec ses doigts. Je vis son torse se gonfler tandis qu'il prenait une grande inspiration.
- Bella ... je vais arrêter de tourner autour du pot.
Je retirais ma main, et il eut un petit rictus de dépit, néanmoins, il continua.
- Je ... enfin ...
La situation aurait été risible si Edward n'avait pas été aussi grave, c'était la première fois que je le voyais autant chercher ses mots. Le pire, c'est que je ne voyais absolument pas où il voulait en venir.
- Tu as parlé avec ton père d'Angela ?
Je me crispai instantanément.
- Oui, un peu ... Pourquoi ? lui demandai-je prudemment.
- Dis moi ce que tu sais avant, rétorqua t-il en me regardant droit dans les yeux cette fois-ci.
Je ne su comment réagir, j'étais venue pour qu'Edward m'explique sa conduite, pas pour que je lui parle du cadavre d'Angela ! Cependant, je ne voyais pas d'autres alternatives, je tentai de lui expliquer ce que je savais.
- Eh bien, j'ai appris la disparition d'Angela lundi soir et je suis allée avec Charlie interroger ses parents, ils étaient ... choqués, avouai-je en baissant la tête, le visage anéanti de la mère d'Angela m'étais resté en mémoire. Charlie a passé la nuit au commissariat le temps de rassembler son équipe, moi je suis restée a la maison. Et le lendemain, nous sommes venus ici, et pas une seule fois tu ne m'as parlé, lui crachai-je en relevant le visage. Tu me regardais comme si tu ne me connaissais pas, tu évitait de me parler, tu m'esquivais ! Ne viens pas ensuite me dire que tu t'es inquiété de ne pas avoir eu de mes nouvelles pendant deux jours !
Plus j'allongeai la liste de mes reproches, plus ma voix faiblissait, et je finis dans un murmure à deux doigts des larmes.
- Pourquoi Edward ?
- Je t'expliquerai après, termine d'abord.
- Mais merde à la fin !
Je m'étais levée, et je me tint bien droite face à lui, le vrillant du regard.
- Je ne suis pas venue pour te parler du meurtre d'Angela ! Je suis venue pour parler de toi et de moi Edward ! De nous ! J'ai l'impression que tu as un peu oublié ce que voulait dire ce mot ces temps-ci ... Tu m'ignores totalement, et quand je m'attends à recevoir des explications, c'est toi qui me demande de rendre des comptes ! Je veux savoir ce qui se passe !
- Tu le sauras Bella, tu le sauras bien assez tôt ... Mais je t'en prie rassieds toi, et continue. La situation est pénible pour nous deux ma chérie, même si je sais que tu en doutes fortement pour l'instant. Je suis désolé mais tu dois d'abord me dire tout ce que tu sais, je te promets de te dire toute la vérité.
Apologize - ONE REPUBLIC FEAT TIMBALAND
Twilight-fics
God save la France - STEPHEN CLARKE
Pix prise sur le blog de Way-of-the-moon
♥
Alors, et ce terrible brevet ? Pour celles qui l'ont passé, vous l'avez réussi ? Mention, pas mention ?
(Je veux tout savoir XD)
Moi j'ai eu ma mention (très bien ^^) mais j'ai eu que 6 / 15 en rédac O_o (j'étais catastrophée quoi, j'étais convaincue de l'avoir réussi en plus ... mais bon, je m'en fous, mon nom est dans le journal c'est le principal XD)
Sinon, je viens de finir Roméo et Juliette et j'aimerais savoir (pour celles qui l'ont lu) ce qu'elles en ont pensé.
Personellement, j'ai assez bien aimé, même si je trouve que tout se passe beaucoup trop vite.
C'est quand même super romantique, faut l'avouer ... tout le monde rêve de rencontrer son Roméo (ou son Edward XD) qui nous jurera de nous aimer toute notre vie ...
Mais je m'égare ^^
Et pour celles qui ne l'ont pas lu, je vous le conseille vivement, c'est le classique romantique incontournable !
♥


