14 . Eclaircissements ?

14 . Eclaircissements ?

J'suis trop petit pour me prendre au sérieux
Trop sérieux pour faire le jeu des grands
Assez grand pour affronter la vie
Trop petit pour être malheureux.

- JACQUES HIGELIN -


Celle-ci se trouvait au 2ème étage. Charlie ouvrit la porte de la chambre 216. Elle n'avait pas été nettoyée, le lit était défait et un sac de voyage était posé sur la chaise à coté. J'eus l'impression qu'Angela était juste partie quelques minutes, elle reviendrait forcément. Mais la réaction de mon père me ramena immédiatement sur terre, il sortit des gants en latex de son manteau, m'en donna une paire et commença à déplacer des objets.
- Si tu repère quoique ce soit d'anormal, avertit mon père, tu me le signale, et surtout, tu ne le touche pas !
- D'accord.

Nous passâmes une bonne heure à fouiller la chambre de fond en comble, en vain. Rien n'indiquait qu'Angela avait disparu. Charlie enleva ses gants pour les jeter dans la poubelle de la chambre, et je l'imitai.
- Alors, lui demandai-je, une hypothèse ?
- Pas l'ombre d'une... chuchota-t-il. Il n'y a aucune trace, aucun indice ... Étrange, vraiment. Je vais aller au commissariat ouvrir un dossier, je te dépose à la maison, tu dois être éreintée.
- Oui, merci, répondis-je, reconnaissante.
Charlie sortit de la chambre et je le suivis. Je me frottai les mains, les gants étaient recouverts de talc, et mes mains étaient blanches. J'avais donc les yeux baissés vers le sol, quand je remarquai quelque chose d'anormal. Des gouttes de sang sur le sol en lino.
- Papa attends ! criai-je. Viens voir !
Charlie se retourna, surpris par mon ton alarmé. Il s'approcha.
- Regarde par terre. Il y a du sang.
Il s'accroupit et examina les taches avec intérêt. Quand il posa son doigt dessus, je ne pus retenir une grimace de dégoût.
- Alors ? demandai-je, intriguée malgré tout.
- Eh bien ... A première vue, elles datent de plus de 24 heures. Ce qui coïnciderait avec l'heure de l'enlèvement. Mais bien sur, ce ne sont que des suppositions, ajouta t-il en se levant. Je vais faire un saut au commissariat et je reviendrais ici avec la police scientifique.
- D'accord, tu me déposes à la maison !
- Pas de problèmes.

Nous montâmes dans la voiture et Charlie ne tarda pas à rompre le silence.
- Tiens, Bella, plutôt que de rester seule à la maison demain, tu ne voudrais pas aller avec moi chez les - Cullen ? J'aurais besoin de parler à Carlisle.
- Pas de problèmes, répondis-je immédiatement.
- Eh bien ! Que d'enthousiasme tout d'un coup ! plaisanta -il, ce qui me fit rougir.
Je préférais de loin aller voir les Cullen, plutôt que de rester à la maison à me tourner les pouces ... et penser à eux !
- Je te dépose à la maison, je passe la nuit au commissariat, je repasserai te prendre demain matin.
- OK, merci papa ! dis-je en descendant de la voiture.

En allant chez les Cullen, j'espérais éclaircir le mystère qui tournait autour du fameux cri de l'autre soir (bon, d'accord, j'avais aussi envie de me réconcilier avec Edward). Je n'avais pas arrêté d'y penser la nuit dernière, et le hurlement n'avait cessé de résonner à mes oreilles tandis que je me tournais et me retournais sur mon lit en cherchant le sommeil. D'un coté, je redoutais de le réentendre, je ne tenais pas à passer pour une folle devant Carlisle. Heureusement, Charlie serait avec moi...
Il était 22h, nous avions passé 1h30 chez les Weber et j'étais plus qu'éreintée. Je montai dans ma chambre et poussai la porte de ma chambre en fermant les yeux. J'espérais -bêtement- qu'il serait là, assis dans le rocking-chair. J'ouvris lentement les paupières et ris sombrement. Bien entendu, le siège était vide. Aussitôt changée, je me glissais dans mon lit. Ereintée, je m'endormis sans même avoir le temps de penser à Angela.

La porte d'entrée s'ouvrit, ce qui me tira de mon sommeil. Il était environ 9 heures, j'avais dormi plus de 11 heures. Désormais en pleine forme, je me ruai dans l'escalier, avide de nouvelles fraîches.
- Alors, quoi de beau ? demandai-je à mon flic de père.
Je suppose que mon père avait dû dormir quelques heures, car ses yeux n'étaient pas aussi cernés que je ne l'avais imaginé.
- Eh bien, pas grand-chose pour le moment. Mais je sens que la visite chez les Cullen sera déterminante. Prête ?
Je montai à toute vitesse à l'étage, direction la salle de bain. Si je croisais Edward, et mon coeur battit crescendo à la pensée de « mon » vampire, je devais être présentable. Un coup de brosse et un trait de crayon plus tard, je m'asseyais dans la voiture avec Charlie, ce matin pas de petit déjeuner, j'étais trop impatiente. Mon sang bouillonnait et j'étais fébrile. J'avais plusieurs énigmes le feu, et toutes étaient liées, de près ou de loin, aux Cullen. Je souhaitais de tout coeur que cette visite me permettrait d'éclaircir les -trop- nombreux points d'ombres. Charlie ne connaissait pas la route qui conduisait à leur maison et fut surpris de l'exactitude de mes souvenirs quant à l'itinéraire. Nous ne tardâmes pas à arriver chez eux. Mon père fut surpris pas la somptuosité de leur maison, et, c'est impressionné qu'il se dirigea vers la porte d'entrée. Je ne tenais pas en place, et il me réprimanda gentiment, avant de frapper à la porte. Je regardai ma montre, 9h42, et retins mon souffle.

Celle-ci s'ouvrit sur Alice, j'expirai, soulagée. Je mourais d'envie de ne serait-ce que voir Edward, mais parallèlement, j'avais peur de sa réaction. Les sourcils de mon amie se froncèrent sous la surprise, preuve que ce n'en était pas une bonne.
- Euh bonjour mademoiselle, commença mon père.
- Bonjour, répondit-elle, perplexe. Salut Bella.
- Salut.
- Je suis Charlie Swan le père de Bella et aussi le chef de la police municipale, s'exclama t-il en exhibant son insigne. J'enquête sur l'enlèvement d'Angela Weber. J'aimerais poser quelques questions à Carlisle.
Elle parut effrayée un moment, puis son visage se détendit peu à peu. Cependant, je ne pus m'empêcher de remarquer sa pâleur crayeuse et les marbrures -plus mauves que jamais- sous ses yeux.
- Entrez, je vous en prie... dit-elle.
Elle nous conduisit au salon, immense et décoré avec bon goût. J'étais gênée par la conduite de mon père, son regard furetait partout, il avait l'air d'un touriste qui visite un monument, il ne lui manquait plus que l'appareil photo et le short. Un petit coup de coude dans les côtes eut tôt fait de le ramener sur terre. Alice, tout comme Esmé, ne cessait de jeter des coups d'oeil vers l'étage, ce qui n'échappa pas à l'oeil de lynx de Charlie.
- Qu'y a t-il là haut ? s'enquérit-il.
Elle baissa brusquement la tête, embarrassée.
- Mon frère Jasper est malade, et je m'inquiètes un peu pour lui, avoua t-elle.
- Ah, oui, c'est vrai ... Désolé, s'excusa Charlie. Il s'est évanoui hier c'est bien ça ?
- Oui, mais on ne sait pas trop ce qu'il a, il a mal au ventre et à la tête.
Charlie aquiesca, l'air affecté.
- Je peux aller chercher Carlisle si vous voulez, dit Alice, apparament désireuse de retourner aux côtés de son «frère ».
- Si ça ne le dérange pas bien sûr.
- Non non, ajouta t-elle avant de monter les escaliers.

J'étais déçue, la maison semblait vide, hormis Alice, Carlisle et bien sûr Jasper, une fois de plus mes espoirs s'écroulèrent comme un château de cartes. Il devait être au lycée, tout comme Emmett et Rosalie. Cependant, quand Carlisle descendit, je ne pus m'empêcher de sourire. Alice avait dû le prévenir car il ne parut pas surpris de nous voir tous les deux dans son salon, pauvres humains dans sa magnifique villa, aussi déplacés que deux éléphants dans un magasin de porcelaine.

# Posté le mercredi 28 mai 2008 06:31

15 . Faux espoirs

15 . Faux espoirs
Les vérités qu'on aime le moins à apprendre
Sont celles qu'on a le plus interet à savoir
.


- Charlie ! Et Bella ! compléta t-il en souriant, malgré son air éreinté et plutôt lugubre.
- Salut Carlisle, content de te revoir, ça faisait un bail, dit mon père.
Carlisle vint à notre rencontre, serrant la main de mon père avant de m'embrasser.
- Mais mettez vous à l'aise, posez vos vêtements et asseyez vous !
Nous n'avions pas besoin de poser nos vêtements ni de nous asseoir pour être à l'aise. Dans la famille Cullen, seuls Alice, Jasper et bien sûr Edward, avaient un don, mais Carlisle savait naturellement mettre les gens à l'aise. Il nous désigna le canapé d'un geste du bras, et nous nous y assîmes.
- Je vous sers quelque chose ? demanda t-il.
- Un whisky pour moi, répondit Charlie.
- Bella ?
- De l'eau, merci.
Il se dirigea vers la cuisine avant de revenir avec les boissons qu'il posa sur la table. Il s'assit dans un fauteuil, et regarda Charlie avec attention.
- J'enquête actuellement sur un enlèvement, commença mon père. Angela Weber a disparu depuis hier.
Charlie guettait la réaction de Carlisle, et celui-ci cilla, avant d'afficher un air surpris.
- Angela Weber ? C'est ma patiente, non ?
- Oui, je suis passé à l'hôpital et il m'ont en effet informé que tu t'occupais d'elle.
- Elle s'est cassé la jambe c'est bien ça ? Et elle a disparu ?
Il avait l'air franchement étonné, c'est vrai que les disparitions n'étaient pas monnaie courante à Forks.
- Oui elle s'est cassé la jambe, et elle est introuvable. J'espérais que tu pourrait nous donner des informations.
- Désolé Charlie, je n'étais même pas au courant. Je ne sais pas si on t'a prévenu mais mon fils, Jasper, a eu un malaise hier matin, je l'ai donc ramené à la maison, et suis depuis constamment à son chevet.
- Oui, ton collègue m'en a informé, marmonna Charlie, comme s'il répugnait à prononcer le nom du docteur, il ne lui avait pas laissé de souvenir fabuleux.
Carlisle aquiesca, et un silence gêné s'installa.
- Hum, reprit-il en s'éclaircissant la voix. Je peux peut-être t'éclairer sur quelques points.
- On va faire ça méthodiquement alors, exposa Charlie. Commençons par le commencement, dimanche soir. A quelle heure as-tu reçu Angela à l'hôpital ?

L'interrogatoire se poursuivit, Charlie notait quelques informations et Carlisle répondait visiblement aussi fidèlement que possible. J'écoutais avec attention, après tout, j'étais pleinement concernée par l'affaire. Mais le temps passant, je me mis à jeter des coups d'oeil de plus en plus fréquents à la pendule située sur le mur opposé. Les douze coups qui résonnèrent à midi tirèrent mon père et Carlisle de leur discussion.
- Midi déjà ? s'étonna Carlisle.
- Et nous n'avons pas terminé, ajouta Charlie en se levant. Tant pis, je vais vous laisser manger en paix, nous repasserons dans la journée.
- Pas question ! objecta Charlie. Vous allez rester déjeuner avec nous, cela nous distraira un peu, nous en avons bien besoin, murmura t-il sombrement.
Je pensai à Jasper et me sentis mal. Il y avait vraiment l'air d'y avoir un problème, et même Carlisle, qui était on ne peut plus compétent, semblait avoir du mal à soigner son fils.
- Je peux monter voir Alice et Jasper ? proposai-je à Carlisle.
- Non, non ! protesta t-il brutalement. Il ne vaut mieux pas que tu montes Bella, confia t-il avec un regard appuyé. Jasper n'est pas en état de recevoir de la visite, reprit t-il plus fort, à l'adresse de mon père cette fois-ci.

D'accord. Je pensais avoir saisi le problème. La « maladie » de Jasper le rendait dangereux. Les mots vampire et dangereux associés me firent inévitablement songer à James, et je ne pu m'empêcher de frissonner, je savais de quoi un vampire menaçant était capable, et je ne tenais pas à réitérer l'expérience, pensai-je en grattant la cicatrice argentée qui me zébrait la main.
- Asseyez-vous à table, proposa Carlisle, je passe juste jeter un coup d'oeil à Jasper et je reviens.
- Ne t'inquiètes pas, le rassura Charlie en souriant, prends ton temps.

Mon père et moi nous mîmes à table, et j'interrogeai Charlie du regard pour savoir s'il avait découvert quelque chose, mais il me fit signe qu'il me parlerait plus tard. Quelques minutes s'écoulèrent silencieusement à peine troublées par les murmures et les râles qui provenaient de l'étage, quand mon père regarda un point derrière mes épaules et sourit. La porte d'entrée s'ouvrit et je me retournai, surprise. Mon coeur s'arrêta immédiatement quand je le reconnu. Enfin. Mes joues rosirent sous l'effet de l'excitation. Edward s'immobilisa, c'était moi qu'il regardait, et une fois de plus, je ne fus pas capable d'expliquer la raison de la fureur qui flamboyait dans ses prunelles.
- Enchanté Edward, le salua mon père en se levant.
Je baissai les yeux, à la fois gênée par son attitude mais aussi soulagée que mon père ait brisé la glace. Edward afficha un air affable et lui serra la main avec complaisance. Je dus avouer que c'était un excellent acteur, même Charlie n'avait pas remarqué notre échange de regards. Je fis la bise à Edward mais je le sentais tendu et plutôt réticent.
- Je ne veux pas être impoli mais ... qu'est-ce que vous faites là ? demanda t-il à Charlie sans se départir de son sourire en toc.
- J'enquête sur la disparition d'une amie à Bella, Angela Weber, tu ne la connais sans doute pas ...
- Si, si je vois qui c'est. Elle est souvent avec toi Bella non ?
J'aquiescai douloureusement.
- Mais, je ne comprends pas, reprit il en fronçant les sourcils, en quoi cela a t-il un rapport avec nous ?
- Eh bien, elle a été envoyée à l'hôpital dimanche soir, et c'est ton père qui s'est occupé d'elle. Il détient donc quelques précieuses informations, sourit il.
- Et vous êtes venu les lui soutirer de force, plaisanta Edward.
- Exactement, rétorqua Charlie. Mais, toi, que fais tu là ? Tu ne devrais pas être en cours ?
- Si, mais comme Jasper est ... enfin, vous comprenez, je m'occupe de lui cet après-midi, exposa t-il, embarrassé, et sa voix de velours était diluée d'une pointe de tristesse.
Charlie opina gravement, et je m'interrogeai une fois de plus. Quel pouvait donc bien être le problème ? Et si la maladie était mortelle ? Ma peau se couvrit de frissons à cette idée. J'étais subitement effaré, la famille Cullen sans Jasper ne serait plus la famille Cullen. Et Alice... Mon dieu, je ne pouvais que trop bien imaginer la réaction d'Alice si Jasper venait à mourir... Mais la pâleur de la peau d'Edward me tira de mes pensées et je me souvint avec soulagement que Jasper en tout vampire qui se respecte ne pouvait pas mourir, pas de maladie toujours. Quelle idiote, me sermonnai-je. Profitant d'un moment d'inattention de Charlie -il laçait sa chaussure- je me mis à regarder Edward avec une intensité qui m'étonna moi même. Même s'il savait pertinemment que je le regardais, il faisait mine de regarder ailleurs, jouant avec son porte-clé ou regardant l'escalier. Je du faire un énorme effort pour ne pas lui sauter dessus et lui crier d'arrêter ce cirque immédiatement.

Heureusement, Carlisle descendit des escaliers, mettant un terme à ma souffrance. Il avait un air plutôt réjoui, la boule d'angoisse qui s'était formée dans mon ventre se réduisit un peu.
- Bonjour Edward !
- Salut Carlisle, répondit Edward. Jasper va mieux ? demanda t-il avec inquiétude.
- Oui, il semble être sur la voie de la guérison. Bien sûr, il n'est pas encore tiré d'affaire, précisa t-il en voyant le sourire -véritable cette fois-ci- qui naissait sur le visage de son « fils ».
- Je monte, rétorqua Edward avant de se diriger à fond de train vers les escaliers.
- Désolé Bella, grimaça Carlisle, mais tu ne peux vraiment pas monter, Jasper est très contagieux.
- Mais, toi et ta famille n'êtes pas mis en danger par cette maladie ? interrogea Charlie.
- Non non, nous sommes naturellement immunisés, se justifia le vampire.
Puis, Esmé descendit, suivie de près par Alice et Edward. Tout le monde se mit à table, et nous déjeunâmes dans la bonne humeur. Je riais aux plaisanteries de Carlisle et discutais de mon avenir avec Esmé, mais pas une seule fois, je ne parlais avec Edward. Il me regardait à la dérobée, tournant la tête quand je me retournai. La gaieté ambiante était parfois troublée par des bruits provenant de l'étage : râles, faibles cris, mais personne ne relevait. Quand nous eûmes terminé le repas, qui était par ailleurs excellent, la plus grande partie de la famille remonta, mais je restai seule en bas avec Charlie et Carlisle.

Je repris place dans le fauteuil, prête à m'ennuyer ferme pendant une nouvelle heure, quand j'aperçus une paire de jambes qui descendaient l'escalier. C'était Edward. Je fis soudain mine d'être passionnée par la conversation, je ne voulais pas lui donner l'impression que je l'attendais desespérement. Cependant, je ne pus m'empêcher de remarquer qu'il s'approchait de nous. Il paraissait hésiter. Je lui tournai résolument le dos, bien décidée à l'ignorer. J'attendis. Je ne me tournai toujours pas, mais mes yeux suivaient la trotteuse de la pendule. Qu'attendait-il ? Je comptai une minute, et regarda finalement derrière moi. La pièce était vide...


Requiem for a dream
Requiem for a dream au piano
0-blood-twilight-0


Désolée, j'étais bien décidée à trouver une vidéo sur Twilight mais peut-êre à cause de mes faibles comptéences en anglais ou encore parce que je ne sais pas me servir de mon ordinateur, je n'ai rien trouvé de merveilleux XD

# Posté le dimanche 08 juin 2008 09:12

Modifié le jeudi 12 juin 2008 13:16

16 . Angoisses

16 . Angoisses
Pourquoi ?
Sans doute à cause de ce qu'on ressent quand on a l'impression qu'il va se passer quelque chose d'affreux
Vu que les gens du tableau ne se doutent de rien
Et qu'on ne peut malheureusement pas les avertir que leur vie ne sera plus jamais la même.

- MEG ROSOFF-

Nous quittâmes le foyer des Cullen peu après seize heures, la discussion s'était prolongée interminablement, et j'avais très vite décroché, passant le reste du temps à me gronder de ne pas m'être retournée. Je comptais sur Charlie pour m'informer de l'essentiel. Quand je montai dans la voiture, la pluie commençai à tomber. Mon père démarra et j'entamai la conversation.
- Alors, qu'as tu appris de beau ?
- Pas mal de choses, me répondit Charlie, un sourire aux lèvres. Enfin, je n'ai pas d'idée précise de l'endroit où peut se trouver Angela mais je peux espérer qu'elle soit vivante. Et, je suis quasiment convaincu que Carlisle est innocent.
- Tu le soupçonnai ?
J'étais surprise, l'idée que Carlisle puisse être impliqué ne m'avait pas effleuré l'esprit.
- Eh bien, oui, avoua t-il, un peu gêné. Le fait qu'il parte aux alentours des 5h30 et que, comme par hasard, Angela disparaisse en même temps, je trouvais ça un peu louche ... Mais tout les témoignages concordent, en tout, quatre personnes on vu Jasper évanoui, et quand Carlisle est descendu, une infirmière est passée dans la chambre d'Angela, et celle-ci était toujours là.
Son enthousiasme faisait plaisir à voir, il ressemblait à un gamin qui participe à une chasse au trésor. Sauf que cette fois ci, le trésor, c'était Angela. Pas question de perdre.
- Bon, Bella ... Il est 15h, on va rentrer à la maison et que dirais-tu d'inviter une amie pour tes devoirs ? Sinon, tu va être en retard sur tes cours.
Je ne pus m'empêcher de sourire, Charlie avait donc bien remarqué la distance entre Edward et moi et il voulait me changer les idées en me faisant voir du monde.
- Oui pourquoi pas ...
Je n'étais pas plus emballée que ça, et pour cause ! Je n'avais aucune idée de qui je pourrais inviter... J'aurais pu auparavant compter sur Jessica et Mike mais ça n'étais même pas la peine d'y penser. Le reste du trajet me parut infiniment court, et en arrivant à la maison je n'avais toujours aucune idée.

Heureusement, sitôt que nous eûmes passé le seuil de la porte, le téléphone sonna. Charlie se rua littéralement dessus. Quant à moi, je ne vis rien d'autre à faire que de monter le plus silencieusement possible en espérant me faire oublier. Ces temps-ci, je me retrouvais de plus en plus souvent dans ma chambre, seule et désoeuvrée. Mais je ne désirais pas vraiment de compagnie. Enfin, si, bien sur que si, j'aurais à tout prix aimé qu'il soit là, à m'attendre dans le rocking-chair, comme avant. Quelle égoïste. Edward s'occupait de son frère, je n'avais pas à le vouloir pour moi seule.

Les marches de l'escalier craquèrent, et zut, Charlie ne m'avait pas oublié ... il poussa lentement la porte de ma chambre, et mon coeur s'arrêta de battre.
- Mon Dieu, papa ! Qu'est-ce qui se passe ?
Le visage de Charlie était décomposé. Tout l'enthousiasme qu'il avait pu éprouver quelques minutes auparavant avait été balayé, sans doute par l'appel téléphonique.
Je me levai lentement du lit et me mit en face de lui de manière à le regarder dans les yeux, mais il détourna le regard.
- Papa, qu'y a t-il ?
- Rien, absolument rien. Je vais faire un tour au commissariat. Je ne serais peut-être pas rentré pour le dîner mais ne m'attends pas d'accord, lâcha t-il dans un souffle, avant de faire volte-face.
Je poussait un cri d'indignation, comment osait il me mentir aussi ouvertement ? Je voulais le rappeler mais il m'échappa et quelques secondes plus tard, la porte d'entrée claqua, Charlie était parti.
Quand la porte d'entrée se rouvrit enfin, à 22h42, je dormais profondément.

Bip ... Bip ... Bip
Je poussai un grognement avant d'extirper ma main de la couette et d'appuyer sur mon réveil. Je me mit sur le dos et m'étirai lentement tout en baillant. De quoi avais-je rêvé ? Je me souvenais vaguement d'un quiproquo avec Charlie ... Ce rêve là me laissait un goût amer dans la bouche. Qu'importe, j'étais réveillée, et mon petit déjeuner m'attendait.
Hélas, en découvrant la cuisine vide, les souvenirs de la journée précédente me revinrent douloureusement en mémoire. Je n'avais pas rêvé. Charlie me cachait réellement quelque chose. Je m'attablai lourdement devant mon bol de céréales. Un bout de papier dépassait de sous ma serviette, un mot de Charlie ! Il ne m'en laissait pratiquement jamais, et avec les évènements de la veille j'étais plus qu'intriguée.
« Bella,
il y a un problème, je suis désolé de te laisser seule ce matin mais je viendrais te chercher au lycée ce midi, j'ai quelque chose à te dire.
Je t'aime. »
L'écriture tremblotante de mon père et le fait de trouver en moins de trois phrases une excuse et un « je t'aime » me firent me poser plus d'une question. Que pouvait t-il bien se passer ?

Il était 7h30 quand je montai dans ma voiture direction le lycée. Ca faisait un bail que je n'avais pas prit le volant de ma bonne vieille Chevrolet et l'odeur de tabac froid qui m'était auparavant si familière me piquait le nez.
Sitôt que j'eus passé la porte du lycée, tout le monde me sauta dessus. La nouvelle de la disparition d'Angela s'était ébruitée et étant la fille du capitaine de la police, je me devais d'être au courant. Je répondis à tous les curieux que je n'en savais pas plus qu'eux, ce qui était vrai. Curieusement, Jessica – pourtant la commère de service - ne vint pas m'interroger... Et aucun des membres de la famille Cullen n'était là. L'état de Jasper n'avait pas dû aller en s'améliorant depuis la vieille.
La matinée se déroula sans anicroches, je rattrapai quelques pages de cours et regardai ma montre dès que j'en avais l'occasion. La trotteuse dépassa enfin le chiffre douze et la sonnerie retentit.
Je me ruai dehors avec une telle frénésie que quelques élèves de secondes finirent dans la haie. La voiture de Charlie était garée au bout du parking, et la mine de son conducteur ne présageait rien de bon. Ma gorge ne cessait de se serrer tandis que mes pas me conduisaient à la voiture. Charlie me salua d'un bonjour que je trouvait plutôt macabre, j'avais franchement peur cette fois-ci...
- Alors, comment s'est passée ta matinée ?
- Papa, pas de ça avec moi s'il te plaît.
Il inspira profondément, paraissant prêt à parler mais il s'interrompit et préféra démarra la voiture.
- Pourquoi ne veux tu rien me dire à la fin ?
- Attends d'être arrivée à la maison d'accord ? éluda t-il.
Je croisai les bras et tournai la tête, irritée par son mutisme.

Regarder le paysage c'est bien joli, mais un peu ennuyeux, et après trente secondes passées à contempler les vaches brouter, je ne pus m'empêcher d'observer discrètement Charlie. Comme la veille, ses traits étaient tirés, son teint terne, bref, mon père n'allait pas bien. Ce qui m'amena une fois de plus à m'interroger sur le pourquoi de la chose. Que pouvait-il bien se passer qui mettait Charlie dans cet état ? Cela avait sans doute un lien avec son travail, en l'occurrence la disparition d'Angela. Peut-être avait elle été kidnappée ? Qui sait ? Il avait peut être trouvé une demande de rançon ? Dans ce cas, je n'étais pas prête de revoir mon amie ... Si je devais la revoir ! Cette perspective me plongea dans une grande détresse, mais heureusement, les crissements des pneus sur le gravier me tirèrent de mes réflexions, nous étions arrivés.


He lives in you - LION KING
[ désolé du manque de rapport, mais j'adore vraiment trop le refrain ... ]

Xx-vampiir3-xX

# Posté le mercredi 18 juin 2008 09:04

Modifié le mercredi 18 juin 2008 09:37

17 . Vérité fatale

17 . Vérité fatale
Quel destin de merde.
Le destin, c'est la misère parce que t'y peux rien.
C'est comme le scénario d'un film dont on est les acteurs.
Le problème, c'est que notre scénarist à nous il a aucun talent.
Il sait pas raconter les belles histoires.

- FAIZA GUENE -


Charlie ouvrit la porte d'entrée avec une lenteur irritante, et je me dirigeai rapidement vers la cuisine. Deux pizzas au four (décidément, nous ne marchions qu'à la pizza ces temps-ci !), deux assiettes et le couvert était mis. Je m'assit à table et Charlie m'imita mollement.
- Cette fois ça y est Papa. Plus question de se dérober, tu vas me dire la vérité. Que se passe t-il ? martelai-je.
- Avant que je ne t'explique tout, je veux que tu me promette quelque chose.
- Tout ce que tu veux.
- Quand tu sauras ... ce qui se passe, je ne veux pas de réactions excessive de ta part. Ne fais pas de bêtise d'accord ? Je sais que ça va être un coup dur pour toi, mais j'estime qu'il faut que tu saches.
Charlie peinait à trouver ses mots, j'avais l'impression d'être un gamine à qui on explique que le père Noël n'existe pas. Sauf que cette fois-ci, il n'était plus question de bonhomme rouge ni de cadeaux.
- Oui, je te le promets mais Papa, s'il te plaît, dis moi ce qui se passe ! J'attends depuis hier soir, alors abrège !
Ma voix se faisait suppliante.
- Oui, oui ... il toussota. Mais, ça n'est pas facile à dire. Comment pourrai-je te l'exposer ? J'ai appris à le dire aux autres, mais à ma fille ...
Il se parlait plus à lui même qu'à moi.
- Bon, on va commencer par là alors, commença t-il après nombre de grognements. J'ai reçu un appel hier soir, tu as entendu non ? J'aquiescai. Bon, eh bien, c'était Mark, du boulot. Ils avaient retrouvés des traces d'Angela, un bout de tissu ... taché de sang, lâcha t-il en guettant mon expression, et fidèle à moi-même, je grimaçai de dégoût. Ils l'ont rapidement fait analyser, et, bien entendu, c'était le sang d'Angela. Ce lambeau avait été laissé, sans doute volontairement, sur le bord de la route, et ils ont aussi remarqué des traces de pneu. Ces traces les ont menés à une forêt située à une cinquantaine de kilomètres d'ici. Et Mark m'a appelé pour que je vienne les aider ce matin.
Il s'interrompit, hésitant.
- Et ... poursuivis-je, inquiète.
- Et, dans ces bois ... nous avons de nouveau retrouvé du sang. Mais, il n'y avait pas ... il n'y avait pas que du sang.
Les battements de mon coeur accélérèrent. Mes mains se mirent à trembler.
- Papa, s'il te plaît, qu'y avait-il d'autre ? l'implorai-je.
Charlie releva la tête, et me regarda droit dans les yeux. Il laissa s'écouler un temps avant de lâcher doucement :
- Un cadavre. Angela est morte.

Un ange passa.
- Papa, s'il te plaît, ça n'est pas drôle.
J'essayais de paraître assurée -sa petite plaisanterie ne marcherait pas avec moi - mais ma voix tremblait.
Charlie se leva et appuya ma tête contre son torse ; je me laissai faire, estomaquée.
- Je suis vraiment désolé Bella. Je suis désolé.
Et il le répéta, encore et encore, tandis que j'attendais les premières larmes. Contre toute attente, elles ne vinrent pas.

C'était absurde. Tout bonnement impossible. Elle ne pouvait pas être morte. Elle n'en avait pas le droit ! Mais une petite voix -ma conscience ? - me ressassait pourtant la terrible vérité : Angela était morte.
A travers la brume qui s'était soudain abattue dans ma tête, je perçus quelques mots de Charlie qui me parlait sans doute depuis un bon moment.
- Angela ... ce matin ... désolé ... parents ...
Paraissant se rendre compte qu'il parlait dans le vent, il s'interrompit et s'accroupit de manière à me regarder dans les yeux. Je baissais la tête, incapable de supporter son regard, mais il la releva d'un doigt sous mon menton. Je fus surprise de découvrir qu'il pleurait, pas beaucoup, mais quelques larmes solitaires sillonnaient ses joues.
- Bella, si tu ne dois m'écouter que quelques secondes fais le maintenant. Ce qui s'est passé est terrible. Ce n'est en rien ta faute, ne te culpabilise pas. Et ne cherche pas à presser les choses, il va te falloir du temps pour faire ton deuil. Je comprends ta tristesse ma chérie, et ...
- Arrête ! hurlai-je en me levant d'un bond.
Je n'en pouvais plus. C'était insupportable. Je ne pouvais me résoudre à croire la vérité et je devais me mentir pour résister. Sous le choc, je ne réussis à regagner ma chambre qu'au prix d'un effort surhumain et chaque marche était une montagne qu'il me fallait gravir. Le lit grinça faiblement quand je m'y assis, mais les bruits me parvenaient sourdement, comme si j'avais les oreilles bouchées , d'ailleurs désormais, tout était bouché : mes oreilles, mes yeux, mon coeur ... Mes joues étaient sèches, ma stupeur au-delà des larmes, et je m'efforçais de ne pas écouter mon coeur, lequel me conseillait de me précipiter chez les Cullen et d'aller me confier à Edward.
Les yeux ouverts sur le vide, je m'allongeai doucement.

Je serais impossible de dire combien de temps je restai recroquevillée sur mon lit, à regarder dans le vague, mais j'avais arrêté de compter les minutes quand Charlie vint toquer à ma porte.
- Bella ? Bella, je peux entrer ?
Il entrouvrit la porte. Je fermai automatiquement les yeux, ce qui sembla le perturber, il ne savait pas si je dormais ou pas. Décrétant qu'il ne perdrait rien à me prévenir il chuchota :
- Hum ... Chérie ... Edward est au téléphone. Il voudrait te parler. Je te le passe ?
Mon coeur s'affola, mais le souvenir de la dernière visite chez les Cullen me fit frémir, aussi, je me tus. Traduisant mon silence par une négation, Charlie redescendit. L'oreille aux aguets, je ne parvins pas à saisir ses paroles mais un bruit sec m'informa qu'il avait raccroché. Ce brusque retour à la réalité m'avait un peu sorti de ma léthargie. La mort d'Angela pesait encore bien trop lourd pour que j'ai la force de sortir, et Edward avait sans doute appelé pour exprimer ses condoléances, or, je n'avais pas le courage de faire bonne figure. Malgré tout, je savais que le voir me ferait sans doute beaucoup de bien. C'était un cercle vicieux. Une vague de fatigue m'abattit soudainement et je me révélai incapable de réfléchir. Résignée, je me tournai sur l'autre flanc, sans toutefois fermer les yeux.


AARON - Lily
x-LittlePrincessA-x

Nouveauté
lien vers Amazon pour le bouquin que je lis en ce moment
L'arbre des possibles - BERNARD WEBER




Alors, qu'en pensez vous ?
Certaines s'y attendaient, d'autres non ...
Mais maintenant que vous connaissez la vérité, comment voyez vous l'avenir de Bella ?


MERDE à toutes celles qui passent le brevet.
Souhaitez moi bonne chance .
(et faites péter les coms, quand je reviendrais les valider vendredi, je veux saturer le système XD)[/


J'ai été taguée par Amyakun (super !), Little Princessa ( ouais !), EdwardBella-Destiny (encore ?), Twilight-passion-4ever ( et de 4 ...), Brunete-style ( mais c'est quand que ça s'arrete ???), VampJalle (arggghhhh !), 27twilight27 ( je me pends ou pas ?) et Twilight191 (damned, et de 8 ... )

Chaque personnes taguées doit écrire 7 choses a savoir sur elle :
Les personnes taguées doivent écrire sur leur blog les règles
La personne taguée doit taguer à son tour 7 personnes et les mettre sur son blog
Il faut précisé qui vous a tagué.

Bon, je vais pas jouer le soporifique et je vais vous épargner les (8x7... euhh .. ah oui ^^) 56 choses à savoir sur moi ... quoique ca peut être marrant ... bon je doute que vous lisiez ça mais bon ... allons y, de toute facon, je m'emmerde ^^

1 - Je passe mon brevet demain (et après, en vacances XD)
2 - J'ai les yeux bleus (wahhh c'est passionnant !)
3 - J'pars en vacances à Nîmes cet été, et je suis JALOUSE de tous ceux qui partent à Londres !
4 - Mon chat pèse 7 kilos et s'appelle Socket (et NON, il n'est PAS obèse =P)
5 - C'est les soldes !!! Je vais aller dévaliser les boutiques samedi =D
6 - Je m'appelle Alice, et on m'a toujours appellé Alice au pays des merveilles en maternelle -_-'
7 - Je crève d'envie de voir Twilight au cinémaaaaaa ;'(
8 - Pour une fois je me suis détachée les cheveux (on s'en fouuuuut XD)
9 - Contrairement à pas mal de monde, j'ai hâte à la rentrée =D
10 - Je commence à être à cours d'inspiration pour ma fic :s
11 - Bon, le ridicule ne tue pas, alors j'avoue, j'ai commencé à regarder Secret story (la honte ....)
12 - J'ai des converses noires à pois blancs
13 - Mon bouquin de l'été av être Soldat Peaceful de Michael Morpugo
14 - Je cherche le Grand Amour (avec un grand A vous aurez remarqué ^^)
15 - J'ai acheté le CD de Muse hier et il est trop bien (particulièrement Supermassive Black Holes)
16 - Je commence déjà à manquer d'inspiration ... :s
17 - Je déteste les fruits de mer depuis que j'ai mangé (sans faire exprès je le précise) un bébé crabe caché dans une moule
18 - Je suis actuellement en train de parler suicide avec Lou (qui est au passage très belle =P)
19 - L'autre jour j'ai pleuré devant mon ordi en regardant des vidéos du 11 septembre sur Youtube
20 - J'aime lire Ratafia
21 - Mon loisir préféré est la lecture, je suis une dévoreuse de bouquin
22 - Je meurs d'envie de voir Je vais bien ne t'en fais pas
23 - Je fais du théatre depuis un an et j'adorerais faire un métier dans le milieu du 7ème art
24 - Je voulais me faire un tatouage au hénné noir pour cet été mais parès avoir vu des images de peau brulée à cause de ce fameux hénné noir, je vais plutôt prendre du rouge =)
25 - Je me ronge toujours l'annulaire droit
26 - J'ai regardé hier soir le dessin animé Les trois brigands, et comme je regardais ça en maternelle ça fait plein de souvenirs, c'est super émouvant ...
27 - J'ai fait un suuuper bon tiramisu hier (avec du rhum dans le café XD)
28 - Mes plus beaux acteurs sont : Jonnhy Depp, Hayden Christensen, et depuis peu Robert Pattison (allez savoir pourquoi ... ;P) et BEN BARNES XD
29 - Cependant, Robert, je le trouve pas vraiment "beau" mais il a du charme c'est indéniable ...
30 - C'est la fête du cinéma !!! Je vais aller me matter Las Vegas 21, Juno (il passe encore), Le monde de Narnia 2.
31 - Allez, le prochain morceau que je vais mettre sera "hallelujah" mais je ne sais pas si je met la version de Jeff Buckley, celle de Rufus Wainwright ou celle de Kate Voegle ...
32 - Je ne suis JAMAIS inspirée pour les titres de chapitre, vous l'aurez sans doute remarqué ...
33 - Mon gros mot favori est "Putainn !!!!" que je répète plusieurs fois de suite pour parfaire l'effet ...
34 - J'utilise un site de synonyme pour écrire ma fic, parce que je met tout le temps le verbe dire :s
35 - J'adore me connecter sur mon blog et lire et répondre à vos coms, c'est un des meilleurs moments de ma journée =) Surtout que j'ai remarqué qu'ils sont de plus en plus intéressants ...
36 - Mes doigts de pieds sont vernis en marron
37 - Ma mère n'aime pas du tout Fascination, elle a eu un sacré mal à finir le tome 1 et n'a même pas lu les autres. Elle m'a dit que si j'aimais Fascination, je serais fan de la série Harlequin ...
39 - Jeu suit une maniak deux l'aurtoghrafe, sais hein truque deux mallades, oqune phote naichape à mon euille deux linquse (j'ai eu beaucoup de mal à écrire cette phrase XD)
40 - Estimez vous chanceuses, je ne vais taguer personne (sauf une peronne ^^), j'estime que tout le monde y est passé alors je vois pas l'interet de se re-re-re-re faire taguer ..
41 - ... sauf si vous avez du temps à perdre (comme moi XD)
42 - Je ne supporte pas les pantacourts !!! Pantalons, jupes, short, OK mais les pantacourts ... beurk !
43 - J'ai été ultra décue par la fin du livre "Maintenant c'est ma vie " de Meg Rosoff
44 - Je suis pour ... l'Esapgne ce soir !!!
45 - Je dois aller aider mon père à enlever la tondeuse mais je finis d'abord ><
46 - Je vais pas acheter Breaking dawn en anglais, je préfère attendre la version française, sinon je vais rien comprendre XD Enfin l'essetiel, mais dans ces livres, chaque détail compte ♥
47 - Je met la suite de ma fic mardi, et croyez-moi, elle va être riche en émotion !!!!
48 - Vous inquiétez aps, je n'en veux pas à ceux qui m'ont tagué XD
49 - J'aime moyennement la couverture de Breaking Dawn =(
50 - L'Espagne a gagné hier soir XD Ouaaiiisssssss =D
51 - Lachez moi dans un magasin de bijoux avec 1000 ¤ en poche et le magasin sera vidé ^^
52 - Je joue au tennis mais au bout de 2 ans je suis toujours aussi nulle ...
53 - J'ai porté un appareil dentaire pendant 2 ans
54 - J'aime pas les garçons qui ont les cheveux ras ou très courts, je les préfère un peu longs (pas aux épaules non plus ^^)
55 - J'adoooooore le chocolat !!!
56 - Voilà, je sais pas si vous aurez lu tout ça mais moi je me suis bien marrée =D


Et comme il faut une première à tout, je tague ma chère Loulette :p



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# Posté le mercredi 25 juin 2008 06:07

Modifié le mercredi 16 juillet 2008 07:39

18 - Souvenirs

18 - Souvenirs
Nous croyons connaître le destin mais c'est toujours lui qui nous mène
- DIDEROT -

Un éclat de rire. Une promesse. Un chuchotement. Un visage. Celui d'Angela. Ce n'était plus que des souvenirs maintenant. Tous les moments passés avec elle défilaient devant mes yeux comme si je regardai une diapositive. Notre dernier fou rire en cours de maths. Notre après-midi à Seattle. La robe bleue qu'elle avait juré de me prêter. Et tant d'autres choses ...

J'avais préféré ignorer la réalité plutôt que de l'affronter, mais je savais que, tôt ou tard, elle me rattraperait. Une boule se forma dans ma gorge, qui grossissait au fur et à mesure que les souvenirs affluaient. Je pris une profonde inspiration et me levai. Le plancher tangua sous mes pieds mais je ne comptais pas aller bien loin. Après un ou deux pas hésitant, je réussit à m'asseoir à l'aveuglette sur la chaise de mon bureau. D'une main tremblante j'allumai la lumière. Puis, je plongeai la tête dans mon sac, vidai mes cahiers, fouillai dans la poubelle avec une vigueur toute nouvelle. En, vain. Où avais-je bien pu la mettre ? Un soudain éclat de lucidité traversa mon esprit et je retrouvai la photo, pliée en quatre dans la poche de mon jean. Je pris soin de ne pas la regarder tant que je n'étais pas assise , je regagnai lentement mon lit.

Une fois bien assise, je retournai le cliché. Une vague de douleur m'assaillit immédiatement, mais je retins mes larmes, et me forçai à détailler la photo. Elle représentait deux filles, assises dans un parc à en juger par les environs. La première avait de longs cheveux raides, châtains, et un visage pâle, que je qualifierai de banal. C'était celui de la seconde qui retint toute mon attention et qui rendit plus dure encore ma lutte pour garder les yeux secs. Elle avait un visage poupin, sa chevelure était lisse elle aussi, mais elle arborait une magnifique couleur blonde qui s'accordait parfaitement avec ses yeux azur. Elle était très jolie, et apparaissait comme quelqu'un de discret, mais sympathique. Les deux filles se tenaient par la main et souriaient à l'objectif, à l'évidence, elles ne savaient pas ce qui allait arriver. Oui, Angela et moi avions l'air heureuse. Je retournai de nouveau le cliché, pas pour le cacher, mais pour regarder la date qui apparaissait au dos. Mes yeux s'embuèrent quand je me rendis compte que cette photo datait d'il y a deux mois à peine. Deux mois ... une éternité.

Je regardai une dernière fois l'image avant de la reposer par terre. Sitôt la tête posée sur l'oreiller, je sentis les larmes affluer. Timides au début, elles ne sortaient qu'à regret, mais quelques minutes plus tard, je fus prise d'une vague de sanglots incontrôlables. Je me laissai faire, trop soulagée de baisser enfin les bras. J'avais l'impression de me libérer d'une charge, toutes ces gouttes salées qui glissaient le long de mon visage emmenaient avec elle leur poids de chagrin et de douleur. Le flot ne tarissait pas, mais ça me faisait tellement de bien ! Je luttais depuis près de vingt-quatre heures et me laisser submerger me procurait une sensation de sérénité immense. Quand mes joues séchèrent, j'étais vidée. Mes yeux se fermèrent lentement, et le visage souriant d'Angela subsista derrière mes paupières tandis que je m'endormais.

On frappa à la porte.
- Oui ?
Charlie entra dans la pièce, le téléphone dans une main, l'autre sur l'écouteur.
- Bella ? Tu vas mieux chérie ?
- Pas trop ... Qui est à l'appareil Charlie ?
- Hum ... Eh bien, c'est Edward. Il a rappelé trois fois aujourd'hui, mais j'ai vu que tu dormais à chaque fois, alors...
Je lui arrachais presque le téléphone des mains et le poussai vigoureusement hors de ma chambre.
- Merci Papa.
Après une profonde inspiration, je portai le téléphone à mon oreille.
- Allô ? commençai-je d'une voix tremblotante.
- Bella ? Commet vas tu ? Je sais pour Angela. Je suis désolé. Pourquoi tu ne voulais pas me parler ? Je t'ai appelé quatre ou cinq fois ! Bella, il faut que je te voie...
Son flot de paroles ne tarissait pas et j'aurais été incapable d'en placer une mais sa voix m'avait tellement manqué que je le laissais faire. Il n'interrompit son monologue qu'au bout de quelques instants.
- Bella ? Bella ? Tu est là ?
- Oui. Moi aussi je veux te voir Edward. J'en ai besoin. Maintenant.
- Viens chez moi.
- J'arrive.
Je raccrochais, soulagée. J'allais revoir Edward. J'avais passé ces derniers jours au fond du gouffre, je ne pouvais plus que remonter désormais. Cependant, j'avais besoin d'éclaircissements. Je redoutais le prochain quart d'heure, mais il m'était nécessaire. Je fis une toilette rapide, avant de descendre lentement les escaliers. Je me préparai une armure mentale pour faire face aux prochaines nouvelles. Charlie était assis sur le sofa, et j'aurais juré qu'il m'attendait. Il me lança un petit sourire triste et m'invita a le rejoindre sur le canapé.

- J'aimerais avoir des ... explications.
- Oui, je sais.
- Papa, je ne vais pas te supplier. Je vais voir Edward aussitôt après, mais j'ai besoin de savoir avant.
- Tu veux savoir ...
- Comment vous avez retrouvé le corps, est-ce que vous êtes bien sûr que c'est elle, la réaction de ses parents, et tout le reste, martelai-je, implacable.
Il me regarda douloureusement, mais semblant estimer que j'étais prête à entendre tout ça, il se lança.
- Eh bien, aussitôt après que Mark m'ait appelé mardi soir, j'étais presque sûr de savoir. Oui, Bella, répondit-il à mon interrogation muette. Quand une jeune fille disparaît et que l'on retrouve des lambeaux tachés de son sang qui mènent tout droit à une forêt, ça n'est généralement pas une bonne nouvelle.
- Mais qu'est ce que t'as dit Mark exactement ?
- Ils avaient donc retrouvé des traces de pneus qui nous conduisaient tout droit à une forêt située à une petite cinquantaine de kilomètres d'ici. Et les fameux morceaux de tissu sanguinolents avaient été parsemés tout le long de la route, comme pour nous indiquer le chemin à suivre. C'est à l'évidence un malade qui a fait ça... Bref, j'ai été au commissariat, tous mes gars étaient rentrés, il était assez tard, et je leur avait donné l'ordre d'attendre le lendemain avant de commencer les recherches.
- Et ...
- Et nous y sommes retourné le lendemain. Une fois de plus, des traces de sang avaient été laissées assez régulièrement de manière à ce que nous les suivions. Et ... elles nous ont menées tout droit au corps.
Je dus me rappeler de respirer. Tout ça semblait tellement irréel ! Ce genre de truc n'arrivait généralement qu'à la télé ... Charlie toussota.
- Je ... je continue ? Ou tu préfères que je passe sur certains détails...
- Continue s'il te plaît.
- Il était approximativement dix heures quand Andrew a remarqué quelque chose. Il ... il a vu un monticule de terre, à l'évidence il avait été érigé depuis peu. Bien sûr, nous avons creusé ... et nous avons trouvé le corps d'Angela.
Je fermai les yeux. Quelle horreur ... Je m'imaginais la scène, mon père creusant le sol et criant pour prévenir les autres que ... non, il ne fallait pas y penser.
- Bella ça va ? Tu es toute blanche, tu veux que j'arrête ?
- Non, continue ... soufflai-je. Je devais savoir.
- Nous n'avons pas mis longtemps à déterrer le corps, on ne l'avait pas enfoui très profondément. A l'évidence, le meurtre était tout récent, deux jours si ce n'est moins. Le cadavre portait des traces de coups, et des plaies, plus ou moins profondes, mais le corps était quand même identifiable. Et nous avons pu déduire, d'après l'état du sang que le meurtre remonte à trois jours environs. Il était bien coagulé ...
Je me mis à sangloter sans pouvoir me contrôler, je suffoquai à moitié. Charlie s'interrompit brusquement et me serra dans ses bras. Je l'entendis jurer, il avait sans doute oublié qu'il parlait du cadavre de la meilleure amie de sa fille.
- Tout doux Bella ... Respire ma chérie.
- Je crois que je vais y aller ... soufflai je en me levant précipitamment.
Chaque cellule de mon corps criait leur besoin d'Edward. Je n'avais plus envie de le voir, je devais le voir.

# Posté le mardi 01 juillet 2008 08:29

Modifié le mardi 01 juillet 2008 09:33